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| LA FLUTE DE PAN |
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La flûte de Pan est un instrument de musique composé originellement d'un ensemble de tuyaux sonores assemblés par différents procédés.
La flûte de Pan est un aérophone, le matériau vibrant produisant le son est donc l'air. Et plus précisément, il s'agit d'une flûte, le son est donc obtenu par la rupture d'une lame d'air sur un biseau.
Généralités
Il existe de par le monde une grande variété de formes et d'organisations spatiales de cette flûte. Les matériaux qui ont pu être utilisés à sa facture sont aussi très variés. Mais quelles que soient les formes qu'elles ont ici où là, et en quelqu'époque que ce soit, toutes ces flûtes dérivent d'un archétype commun : quelques chaumes (roseaux, bambous, etc) rassemblés pour un jeu musical.
On trouve des flûtes de Pan en Europe, en Asie, en Amérique, en Océanie et en Afrique. Ces flûtes portent naturellement de nombreux noms différents de par le monde et "Flûte de Pan" est en somme le nom générique français pour l'ensemble des flûtes appartenant à cette famille d'instruments.
On utilise aussi en français le vocable "Syrinx" pour ces flûtes, cependant, il s'agit plutôt d'usages poétiques ou érudits, et dans ce dernier cas référant explicitement à l'origine mythologique de la flûte de Pan occidentale (de la sphère culturelle greco-latine). Mallarmé, dans "l'après-midi d'un faune" évoque poétiquement le mythe...
"Tâche donc, instrument des fuites, ô maligne Syrinx, de refleurir aux lacs où tu m'attends !"
La flûte de pan, malgré la ressemblance du jeu, ne peut pas être apparentée à l'harmonica, instrument à anches.
Acoustique
L'air est soufflé, légèrement en biais, sur la face opposée interne du tube en faisant le son "te" et à la manière d'un pépin qu'on expulse à travers l'extrémité ouverte contre le bord intérieur des flûtes, créant les vibrations régulières qui produisent les ondes sonores dans les tubes.
Les tuyaux composant une flûte de Pan étant bouchés à l'extrémité, les ondes sonores doivent parcourir deux fois la longueur du tuyau et produisent donc une note presque une octave plus basse que si elle était produite par une flûte ouverte de longueur égale.
La loi des tuyaux bouchés précise que seuls les harmoniques impairs sont théoriquement audibles, mais la pratique montre que les harmoniques pairs sont aussi présents, toutefois en proportion bien moindre. Sur ce sujet, voir un sonogramme sur le site Mille et une vagues.
Ce qui en résulte, c'est bien sur le timbre caractéristique de la flûte de Pan, sans redondance d'octave, mais avec une composante forte de quinte. Le sonogramme est caractéristique : harmoniques pairs très faibles ; de même la sinusoïde est remarquable, plutôt en créneau.
Le son produit est aigu quand le tuyau est court et grave quand le tuyau est long.
L'altération inférieure d'un demi-ton (ou autre...) est obtenue par divers procédés, lesquels permettent d'obturer légèrement le tuyau et d'abaisser la fréquence du tuyau.
En fournissant une plus grande pression de souffle et avec une tension importante des lèvres, des harmoniques sont produites.
Approche historique
Préhistoire
L'ancienneté de l'instrument est attestée par diverses inventions archéologiques. “ Les plus anciennes flûtes de Pan découvertes en Europe sont originaires des régions orientales du continent : d’une nécropole néolithique (2000 avant J-C) d’Ukraine méridionale et d’un site de la région de Saratov. Chacune se compose de sept à huit tuyaux en os creux d’oiseau...
Cependant il serait vain de vouloir préciser sa naissance, ou encore, l'aire où cette naissance aurait pu s'opérer. Considérons donc simplement que l'on peut fabriquer une flûte de Pan en roseau (ou en chaume) sans aucun outillage, ce qui acrédite sensiblement son extrême ancienneté.
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| LES MARACAS |
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Maracas
Les maracas sont des instruments de percussion de la famille des idiophones, créés par les indiens d'Amérique (centrale) Taïno ou Arawak. Ils sont aujourd'hui très répandus dans la musique latine.
Constitués de calebasses remplies de graines et emmanchés de courts bâtons, aujourd'hui ils peuvent être en bois ou en matière plastique.
En général, on tient un ou deux maracas dans chaque main. En les secouant de manière rythmique, chacun produit un son d'une hauteur différente.
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| BATON DE PLUIE |
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Un bâton de pluie (ou bâton de parole, palo de agua en espagnol) une percussion de la catégorie des idiophones et consiste en un tube fermé aux extrémités et contenant de minuscules cailloux. Une série de barrettes enfoncées dans le tube forment de multiples obstacles disposés en spirale sur lesquels viennent cogner les cailloux. En inclinant le tube, les cailloux rebondissent ainsi de manière répétée sur la trame interne produisant un crépitement prolongé ou d'une pluie drue. Il donne la parole à celui qui le tient à la main.
Description
Le bâton assure au détenteur de donner son optique sans être coupé par les autres interlocuteurs.Principalement utilisé dans les communautés autochtones, ce bâton donne la parole durant le temps d'écoulement des grains qu'il contient, d'où son nom qui imite le bruit de la pluie.
Pouvant durer de 30 secondes à 2 minutes, le bâton accorde la parole à celui qui l'a en main.
Cette technique est utilisée surtout lors de discussions enlevantes où tous les membres présents tentent d'émettre leurs opinions en cacophonie. Le bâton assure au détenteur de donner son optique sans être coupé par les autres interlocuteurs.
On peut l'acheter en faisant attention qu'il soit fabriqué traditionnellement, dans le respect de l'environnement et du commerce équitable, ou le fabriquer soi-même à partir d'éléments naturels ou de matériaux de récupérations.
Dans le monde
Au Chili, où il s'appelle « cascades », le bâton de pluie est construit traditionnellement par les bergers au gré des transhumances.
En Afrique centrale, beaucoup de rois ont remplacé le sceptre habituel par le bâton de pluie pour se distraire durant les longues séances protocolaires.
Au Brésil il est fabriqué en bambou et à Madagascar en rotin tressé.
En Mélanésie, on l'appelle « bâton de parole » : chaque orateur peut s'exprimer aussi longtemps que dure le son produit par un seul renversement de l'instrument, soit une ou deux minutes pour les plus gros bâtons.
Histoire
La propagation des bâtons de pluie à travers le monde a été freinée un temps par le risque supposé de disparition des cactus utilisés pour leur fabrication. En 1997, la convention Cites qui traite du commerce international d’espèces de la faune et de la flore menacées d’extinction a mis un terme à cette inquiétude : l’Echinopsis Chiloensis et l’Eulichnia acida, les deux espèces de cactus utilisées pour les bâtons de pluie, ne sont pas en voie d’extinction. La confusion persiste cependant et l'une de ces plantes reste encore aujourd'hui difficile à exporter.
On raconte que, dans l’Antiquité, le son de cet instrument avait le pouvoir d'attirer la pluie ; en effet, à l’écoute du crépitement uniforme et prolongé qui en sort, on a l’impression de se trouver près d’une cascade ou au milieu d’une averse.
Mise en pratique
Le bâton de pluie est fabriqué à partir des branches mortes (naturellement desséchées) de deux espèces de cactus (l'Eulychnia acida et l'Echinopsis chiloensis). Le bâton brut est séché dans une sorte de four, évidé en son centre, poncé et bouché à une extrémité avec une rondelle de saule. Le bâton est alors serti d'épines qui sont clouées de façon hélicoïdale pour permettre un son imitant une cascade ou de pluie. Ensuite, on verse une mesure de petites pierres de rivière dans l'orifice et finalement on bouche la dernière extrémité.
Technique de fabrication
Le tube du bâton de pluie est extrait d’une canne de bambou ou d’une branche sèche de cactus sans que la plante ne subisse aucun dommage. Certaines grandes fabriques d’instruments de musique ont expérimenté l’utilisation du plastique mais le son de l’instrument ainsi réalisé perd une grande partie de son charme. Quand on utilise la canne de bambou, après avoir libéré la cavité des membranes qui l’obstruent, on enfonce des baguettes de bois en suivant une spirale, alors qu’avec le cactus, pour créer la trame interne, on détache les épines présentes sur le tronc et on les enfonce vers l’intérieur en suivant une spirale. Les petits cailloux utilisés à l’intérieur du bâton proviennent des fleuves et ont donc été doucement arrondis par l’eau.
(Dans certaines mélodies des indiens vous entendez des bâtons de pluie, d'ailleurs sur ma musique de fond si vous écoutez bien vous en entendez...) |  | | > Commentaire(8) | |
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